Accueil des animaux

 

AbandonsAnimaux en Péril accueille plus de 2.000 animaux par an, un chiffre qui explique le gigantisme des installations : chaque refuge est une petite ville en soi, centrée autour de ses pensionnaires et de leur bien-être. Notre site de Braine l’Alleud héberge en moyenne 300 résidents tout au long de l’année, ce chiffre connaissant des fluctuations en fonction des périodes et saisons. Le sanctuaire pour chevaux et animaux de ferme de Meslin l’Evêque abrite plus de 200 pensionnaires, parmi lesquels une septantaine d’équidés.

 

Plus de 2.000 animaux par an : mais d’où viennent-ils ?

Les chiens

Abandons : une réalité toute l’année

Les chiens nous arrivent principalement par abandon direct au sein de nos installations. L’imaginaire collectif veut que les refuges soient débordés en période de vacances, et abritent une population stable le reste de l’année. Rien n’est plus faux: les abandons se succèdent 365 jours par an, surpeuplant en permanence notre centre pour chats et chiens de Braine l’Alleud ; les vacances apportent certes une aggravation, mais ces pics émergent eux-mêmes d’un paysage déjà saturé le reste du temps. En bref, il n’y a jamais de répit.

 

Les motifs d’abandon sont à considérer avec prudence, les justifications étant parfois très éloignées de la réalité. Les explications les plus fréquemment entendues sont : la déstructuration de la cellule familiale (séparation, déménagement) ou professionnelle (perte d’emploi) ; les problèmes comportementaux du chien (malpropreté, tendance à détruire, à fuguer ou à aboyer sans cesse, nervosité excessive, incompatibilité avec d’autres chiens, …), ces accusations étant souvent infondées d’après les nouveaux adoptants des animaux ; quant aux allergies, réelles ou fictives, elles sont un des prétextes les plus utilisés pour légitimer l’acte d’abandon.

 

Autres raisons: le manque de temps, de moyens, d’espace, les conflits avec un propriétaire ne voulant pas d’animaux dans l’habitation louée, la mauvaise planification familiale (surnombre d’enfants au domicile), les hospitalisations, les décès, etc. En dehors des deux derniers cas qui relèvent de la force majeure, il ressort de ces prétextes que la plupart des déposants n’auraient jamais dû avoir un animal en premier lieu, cette responsabilité étant vite sacrifiée à d’autres besoins ou envies, au lieu d’être intimement liée aux projets de vie du propriétaire.

 

Raisons d'abandon

 

Origine des chiens

 

Âge des chiens

Capture et hébergement des animaux trouvés

Chiens trouvésSi les abandons sont la cause majeure des arrivées de chiens au refuge, les animaux trouvés sont également nombreux. Qu’ils se soient perdus ou aient été abandonnés dans la nature, ils nécessitent de nombreuses interventions de l’association sur le terrain, ou bien nous sont amenés par la police et les particuliers. La majorité de ces animaux, grâce à l’identification obligatoire, sont heureusement restitués à leur propriétaire.

 

Dans le cadre de la Convention liée entre Animaux en Péril et les communes environnantes pour la prise en charge des animaux trouvés, les polices de ces communes possèdent la clé d’un local situé dans nos bâtiments ; ce système leur permet de déposer les chiens en lieu sûr pendant la nuit dans des cages équipées en eau et en nourriture, où ils attendront leur prise en charge par notre équipe le lendemain.

Autres origines : saisies et raisons sociales

Saisies et raisons socialesL’association ne compte plus ses interventions en faveur d’animaux victimes de maltraitances ou de négligence, qu’elle a placés à l’adoption après les avoir soustraits à leurs tortionnaires. Les saisies de chiens martyrs peuvent aller de quelques individus à plus d’une centaine, croupissant dans des lieux sinistrés et sordides. Ces confiscations collectives impliquent de déplacer, accueillir et revalider des animaux dans des états limites, et dont l’existence bien souvent ne tient plus qu’à un fil.

 

Enfin, les chiens nous parviennent aussi pour des « raisons sociales » telles que l’expulsion, l’emprisonnement ou le placement en institution du propriétaire, ou toute autre raison de ce type.

Les chats

Abandons et autres origines

AbandonsLes motifs d’abandon des chats diffèrent sensiblement de ceux des chiens, et impliquent principalement le surnombre de chats au domicile, les allergies (réelles ou fictives), le décès ou l’hospitalisation du propriétaire, le déménagement en appartement, les problèmes de propreté, le manque de moyens et la grossesse.

 

Un certain nombre de chats proviennent de saisies ; moins fréquentes que chez les chiens, ces interventions peuvent impliquer malgré tout un grand nombre d’individus cloîtrés en un même lieu, non stérilisés et proliférant sans contrainte. Le suivi vétérinaire inexistant dans ces conditions de vie a pour conséquence qu’il s’agit bien souvent d’animaux malades, à bout de forces, et qui doivent recevoir des soins urgents lors de leur arrivée au refuge.

 

Quant aux raisons sociales décrites pour les chiens (emprisonnement ou placement en institution du propriétaire, expulsion), elles valent bien entendu aussi pour les chats.

Chats trouvés, le vrai et le faux

Chats trouvésLes chats trouvés sont un problème épineux. D’abord car il s’agit bien souvent de « faux trouvés », apportés par des propriétaires qui les prétendent errants. Cette manière de procéder est beaucoup plus fréquente qu’avec les chiens, pour la simple et bonne raison que l’identification des chats ne représente pas une obligation légale, et que la majorité de ces animaux ne porte donc ni puce électronique ni tatouage permettant de prouver la mauvaise foi de leur déposant.

 

Cette absence d’identification est un des fléaux de la condition féline, et a pour effet que les notions de propriété et de responsabilité envers l’animal sont peu développées dans l’esprit des gens. On ne compte plus les personnes qui déménagent en « oubliant » discrètement leur chat dans le jardin, ou cessent de s’en occuper et le contraignent à se réfugier chez les voisins. Là encore, l’animal finira dans un refuge où il sera catalogué comme ‘trouvé’, alors que sa mésaventure n’a rien d’accidentel. Ces abandons déguisés sont plus fréquents encore avec les portées de chatons, fruits de la non-stérilisation de leurs parents.

 

À côte des faux trouvés, il y a également les vrais : autonome, capable de vagabonder loin et longtemps, le chat court davantage qu’un chien le risque de s’égarer. Il peut aussi passer pour perdu auprès de voisins dont il se met subitement à hanter le jardin. Quoiqu’il en soit, la proportion totale de chats déclarés comme trouvés représente, chatons compris, les deux tiers environ des félins qui nous parviennent, ce qui est énorme (par comparaison, un chien sur trois seulement est un trouvé). Seule une infime fraction sera restituée à son propriétaire, soit parce que celui-ci ne recherche pas l’animal, soit car aucune mesure d’identification n’a été prise.

Causes et conséquences

 

Causes et conséquencesL’absence d’identification, mais aussi l’inconscience de propriétaires refusant de faire stériliser leurs animaux, sont les fondements de la surpopulation du chat, et entraînent chaque année une véritable hécatombe de félins. Stérilisation et castration sont pourtant favorables sous tous les rapports: elles sédentarisent le chat qui ne court plus après des partenaires du sexe opposé, et donc évite de se perdre ou de se faire écraser ; elles suppriment le risque de tumeurs mammaires chez les femelles, et de maladies sexuellement transmissibles comme le FIV (ou sida des chats); mais surtout, elles permettent d’éviter l’invasion de chatons qui est chaque année la bête noire de toutes les sociétés de protection animale.

 

Ne pas faire stériliser son chat, c’est jouer non seulement avec sa vie, mais aussi avec celle de tous les chatons qu’il mettra au monde ; soit parce qu’ils ne trouveront pas preneur, soit parce qu’ils prendront la place d’une autre portée qui périra, faute d’un foyer pour tous. Avec un animal viennent des obligations morales : stérilisation, vaccination et identification sont les seuls moyens de mettre un terme à un afflux estival de chatons dont plus de la moitié est condamnée avant même de rejoindre les refuges. Car le surnombre augmente le risque de maladies infectieuses : les concentrations de chats et chatons errants ou domestiques non vaccinés entraînent un risque accru d’épidémies, et présentent un danger pour l’équilibre sanitaire de la population féline.

 

Des initiatives locales louables mais insuffisantes

 

Attendu qu’il est vain de traiter les effets sans s’attaquer aux causes, Animaux en Péril a noué une Convention avec les communes environnantes pour la capture, la stérilisation et la remise en liberté des chats errants. Cette démarche essentielle au bien-être félin reste beaucoup trop marginale dans le paysage belge, l’effort consenti au niveau local demeurant anecdotique en l’absence d’une loi nationale qui englobera le problème dans sa totalité, et appliquera les solutions nécessaires sur l’ensemble du territoire belge.

Les chevaux

ChevauxContrairement à son homologue de Braine l’Alleud, le refuge pour chevaux et animaux de ferme de Meslin l’Evêque n’est pas conçu pour accueillir chaque jour de nouveaux résidents. Les animaux demeurent souvent jusqu’à leur dernier souffle dans cette retraite rurale, c’est à dire un temps assez long, les équidés ayant une espérance de vie élevée. Les adoptions sont limitées par les contraintes propres aux animaux, qui exigent des moyens considérables en temps, en finances, en entretien et en infrastructures. Ces paramètres ont une influence directe sur les possibilités d’hébergement de Meslin l’Evêque, qui travaille à capacité maximale, ayant déjà accepté tous les animaux que le refuge peut accueillir.

 

A cela s’ajoute la personnalité même des animaux hébergés, qui les exclut bien souvent comme candidats à l’adoption. En effet, vu la disponibilité réduite, Meslin l’Evêque limite l’accueil à trois catégories d’équidés :

 

 

  • les animaux martyrs, issus de maltraitances ou de négligences extrêmes, sont souvent traumatisés par l’homme, et leur revalidation physique doit s’accompagner d’une réhabilitation psychologique qui n’est pas toujours définitivement acquise : certains demeurent instables, angoissés, imprévisibles, sujets à des crises de rage ou de panique ingérables pour un particulier. Ils ne peuvent quitter le cadre familier de Meslin l’Evêque, intimement lié aux repères qu’ils ont construits, et doivent être encadrés par une équipe spécialisée, formée à la gestion de leurs besoins.
  • les équidés retraités d’une vie de manège : si certains établissements placent avec soin leurs animaux en fin de carrière, la plupart des centres équestres n’a que faire du bien-être d’un gagne-pain usé jusqu’à la corde, et qui rapporte une dernière fois quand il est vendu à la boucherie. Ces chevaux ont travaillé sans répit jusqu’à un âge avancé, et portent la fatigue de toute une vie. Vieillis, fragilisés, ils souffrent souvent de handicaps dus à l’usure progressive de leur corps.Ils devront par conséquent faire l’objet de soins jusqu’à leur dernier jour.

Chevaux

 

  • les chevaux réformés par la police fédérale (ex gendarmerie nationale), autrefois envoyés à l’abattoir après une vie de service, doivent leur salut à Animaux en Péril, qui a obtenu à force de pressions la signature d’un protocole permettant de les replacer en foyer ou dans des centres tels que Meslin l’Evêque. Il s’agit d’animaux en fin de carrière, ou mis à la retraite anticipée suite à des blessures ou accidents nécessitant des soins constants. Vulnérabilisés par l’âge ou par leur condition médicale, ils ne sont pas toujours des candidats idéaux à l’adoption.

Les animaux de ferme

Animaux de fermeMoutons, chèvres, lapins et animaux de basse-cour proviennent eux aussi d’horizons divers. Les chèvres, véritables acrobates auxquelles résistent peu de clôtures, sont souvent des évadées, retrouvées errantes sur la voie publique, et emmenées au refuge. Les moutons proviennent pour la plupart de saisies chez des éleveurs incompétents ou des particuliers élevant dans des conditions épouvantables les animaux qui finiront souvent égorgés à vif dans le cadre d’un abattage rituel (majoritairement halal). Les lapins sont en majorité des abandonnés, suites malencontreuses de cadeaux faits contre tout bon sens à des enfants insistants, et dont plus personne ne veut s’occuper. Les animaux de basse-cour réunissent les trois provenances: abandons, saisies, et capture suite à l’errance.

Ceux que nous n’accueillons pas

 

NAC'sAnimaux en Péril a pour vocation d’accueillir les chiens et chats au refuge de Braine l’Alleud, ainsi que les chevaux et animaux de ferme au havre de Meslin l’Evêque. L’association s’est structurée autour de ce but et selon les besoins spécifiques à ces espèces animales.

 

En conséquence, nous n’avons ni les infrastructures ni les compétences requises pour l’accueil des autres espèces, aucun refuge ne pouvant assumer l’hébergement d’une infinie variété d’animaux. C’est ainsi que la faune indigène (animaux sauvages de notre pays) ou encore les NACs (Nouveaux Animaux de Compagnie, comme par exemple les reptiles ou oiseaux exotiques), doivent être acheminés vers les refuges spécialisés qui leur sont consacrés.

 

Si vous êtes confronté à un problème avec un animal appartenant à une de ces espèces, n’hésitez pas à nous contacter : nous nous ferons un plaisir de vous donner les coordonnées d’un centre agréé pour son hébergement.

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