Tubize : 4 moutons échappent à un sort funeste

23 février 2016

 

Ce lundi 22 février 2016, Animaux en Péril a accueilli de nouveaux moutons qui étaient abandonnés à leur triste sort. La propriétaire, souffrante, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes, mais les autorités avaient toujours été trop laxistes et plusieurs animaux en sont morts.

 

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Situation bien connue dès 2010

 

En 2010, bien que l’enclos et le terrain, situés sur la commune de Oisquercq (Tubize), sont peu visibles, Animaux en Péril reçoit des images alarmantes de nombreux cadavres dans des baraquements instables et insalubres. Moutons, canards, oies agonisent et pourrissent sur un terrain sans que leur propriétaire s’en inquiète. Des lapins sont détenus dans de minuscules clapiers crasseux au milieu de baraquements miteux. Des décombres dangereux sont présents partout : bois et verre cassés, tôles coupantes, immondices, clôtures tombées, fils barbelés emmêlés, etc. La plupart des moutons ne sont pas bouclés, alors que la législation sanitaire l’impose. L’hiver, ils ne reçoivent pas de compléments de nourriture et doivent se contenter de l’herbe absente. Lorsque le ruisseau qui borde la pâture est gelé, ils ne boivent tout simplement pas. Lors des rares visites que les moutons reçoivent, certains disparaissent pour ne plus jamais revenir…

 

Indulgence de l’autorité de contrôle

 

Devant la gravité des faits, Animaux en Péril prévient la police et l’inspection vétérinaire. Alors que nous nous attendons à une saisie, l’inspectrice-vétérinaire dépêchée sur place accordera finalement un délai à la propriétaire des animaux. Cette dernière recevra l’injonction de tout remettre en ordre et d’améliorer la situation…

 

Récidives multiples

 

Un jour de 2012, notre association est informée qu’une brebis ne parvient plus à se lever depuis plus de 36 heures et semble paralysée. La propriétaire ne s’en inquiète pas. Une équipe d’Animaux en Péril se déplace avec un vétérinaire qui requiert l’euthanasie de l’animal, sous le contrôle de la police. Aucun autre problème n’est constaté et les autorités ne prennent pas de mesures.

 

En 2013, des cadavres d’agneaux sont à nouveau découverts. Police et inspection vétérinaire sont prévenus mais c’est l’AFSCA qui se déplace. L’Agence sanitaire fait un contrôle qui ne mènera à rien puisque ce jour précis, la propriétaire, probablement prévenue, enlève les cadavres et remet de l’ordre. Elle met également du foin et de l’eau à disposition de ses animaux.

 

Suite à ce nouveau contrôle, la situation semble s’améliorer bien que les animaux survivent essentiellement grâce à l’aide des voisins.

 

Encore des moutons morts

 

Ce lundi, Animaux en Péril est à nouveau alertée par le voisinage qui a assisté, durant le week-end, à l’agonie d’une brebis, juste après la naissance de son agneau. Ce dernier décédera malheureusement rapidement. Nous sommes également informés que le vétérinaire appelé sur place par les voisins a pris la décision d’euthanasier le mouton afin de lui éviter une mort lente dans la souffrance.

 

Les derniers animaux vivants sortent enfin de là

 

Devant l’absence de décisions cohérentes des autorités ces dernières années et pour en finir une fois pour toutes, le voisinage propose à la fille de la propriétaire (cette dernière est maintenant atteinte d’une maladie mentale dégénérative et n’est plus responsable de ses actes) de signer une déclaration d’abandon en faveur du refuge d’Animaux en Péril. Celle-ci accepte.

 

3 moutons restaient encore sur place après le décès de la brebis ce week-end. Pour éviter le même sort à un agneau né au même moment, une bonne âme l’a évacué du terrain et l’a biberonné jusqu’à la prise en charge de tous les moutons par Animaux en Péril ce lundi.

L’agneau et sa mère se sont retrouvés au refuge et se sont reconnus instantanément malgré cette séparation momentanée.

 

Les 4 moutons sont maintenant définitivement hébergés au refuge de Meslin l’Evêque où ils sont soignés, nourris et abreuvés. L’une des brebis prises en charge est gravide et devrait agneler d’ici peu. Le mâle, quant à lui, sera castré dès que sa santé le permettra.

 

Une procédure pénale qui serait vouée à l’échec

 

En principe, face à ce genre de situation, Animaux en Péril poursuit les propriétaires malveillants devant la justice. Dans ce cas-ci, la propriétaire des animaux ne pourra jamais être jugée puisque sous tutelle de sa fille suite à son état de santé. La personne qui était chargée de la surveillance des animaux est un membre de la famille très âgé, ayant des difficultés à se déplacer.

Il apparaît donc que la signature d’un acte d’abandon pur et simple était la meilleure chose qui puisse arriver aux animaux et met un point final à l’origine des maltraitances sur ce terrain. On peut espérer, en toute logique, que ces personnes ne reprendront plus d’animaux à leur charge puisqu’elles en sont tout simplement incapables physiquement.

Le voisinage restera vigilant.

 

 

Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
Moutons Roux ardennais chez Animaux en Péril
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