Sirault : 46 chèvres et moutons sauvés d’un abattoir clandestin

19 avril 2017

 

Ce jeudi 13 avril 2017, l’UBEAW (Unité Bien-Être Animal de Wallonie) et l’AFSCA (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) ordonnent la saisie de 46 ovins et caprins dans un abattoir clandestin situé à Sirault (entité de Saint-Ghislain). Les refuges d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby et d’Animal sans Toi...t sont sollicités pour récupérer les 18 chèvres et 28 moutons très négligés et dans un état de santé alarmant. Sur place, tant les autorités que les associations de protection animale sont horrifiées. Les bêtes sont détenues et tuées dans des conditions épouvantables. Depuis l’affaire du marchand Pascal Delcourt, à Ogy, Animaux en Péril n’avait plus vu cela.

 

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Des conditions de détention déplorables

 

La saisie des animaux se déroule dans la propriété d’un sexagénaire. Sur place, l’AFSCA, la police boraine et l’UBEAW, qui ont obtenu un mandat de perquisition, découvrent une situation cauchemardesque : les lieux insalubres témoignent de la souffrance vécue par les animaux. Des moutons et des chèvres croupissent à l’arrière du domicile du propriétaire, sur un véritable tapis d’excréments mêlé d’urine. Un deuxième troupeau loge dans un abri de fortune composé de palettes, de cordes et de grilles métalliques d’une saleté repoussante.

 

L’enfer au quotidien

 

Les animaux martyrs cohabitent avec des têtes de moutons pendues à des crochets et des abats à même le sol. Les chèvres et les moutons se pressent les uns contre les autres dans un baraquement à l’odeur nauséabonde. La scène la plus choquante est probablement celle d’un bouc entravé, comme prêt à être égorgé.

 

 

 

 

Des animaux destinés à la consommation

 

On découvre également sur place tout le matériel nécessaire pour mettre à mort des animaux alors que le propriétaire ne dispose d’aucune autorisation pour son abattoir. Au milieu des enclos se trouvent des frigos où sont entreposées des carcasses. De toute évidence, ces dernières servent à alimenter un commerce de viande parallèle, en totale infraction avec la législation sanitaire et fiscale.

 

Un propriétaire méconnu des services de police

 

Le responsable des lieux n’est apparemment pas connu de la justice pour des faits de maltraitance animale. Toutefois, l’homme est décrit par ses voisins comme le maquignon du quartier et certains se plaignent des odeurs lors de l’incinération des restes de cadavres. Des investigations seront menées par l’AFSCA afin de découvrir la destination de la marchandise illicite.

Le jour de l’intervention, le Siraultois n’était pas sur place, ce qui a facilité le travail des autorités et des refuges.

 

Une chèvre décède rapidement

 

Les six chèvres et les huit moutons sauvés par Animaux en Péril arrivent au sanctuaire de Meslin-l’Evêque jeudi soir. Malheureusement, une chèvre décède durant la nuit. Une autre est infirme et peut à peine marcher; son pronostic vital est engagé et seul le temps dira si elle peut vivre avec son handicap. Les autres victimes, placées également en quarantaine, sont infestées de poux et de vers, rongées par la gale, elles affichent une faiblesse alarmante. Le rapport vétérinaire fait d’ailleurs état d’un indice d’embonpoint de 2 sur une échelle de 5, ce qui correspond à une maigreur proche de la cachexie.

Quelques femelles sont probablement en gestation.

Le vétérinaire rapporte également l’absence de parage des onglons pour les chèvres. Désormais, une convalescence paisible attend ces animaux qui n’ont connu que l’enfer et les pratiques abominables d’un personnage dénué de tout sens moral.

 

Une suite judiciaire plus que justifiée

 

Le jour de la saisie au domicile du tortionnaire siraultois, de nombreux scellés sont placés. Le dossier est mis à l’instruction au Parquet de Mons qui décidera de se saisir, ou non, de l’affaire. Une poursuite au pénal pourrait déboucher sur une peine de prison (maximum 3 ans) et une lourde amende (entre 100€ et 1.000.000€) pour le contrevenant.

Concernant les animaux, l’UBEAW devra statuer dans les deux mois sur les lieux d’accueil définitifs. Il ne fait toutefois aucun doute que les trois refuges ayant accueilli les animaux en obtiendront la garde définitive.

Ces derniers pourront donc vivre au sein des sanctuaires dans une quiétude bien méritée et auront aussi la possibilité d’être placés à l’adoption.

 

Enfin, Animaux en Péril tient à saluer l’excellente collaboration entre les différents services représentants l’autorité (police, UBEAW, AFSCA) et les trois refuges concernés.

 

Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin
Saisie de 46 moutons et chèvres dans un abattoir clandestin