Les refuges wallons obtiennent satisfaction mais restent vigilants

16 mai 2018

 

Le ministre entend les refuges pour animaux et propose la mise en place de nouveaux outils pour améliorer son Unité Bien-Être Animal.

 

Ce mercredi 16 mai 2018 le ministre Carlo Di Antonio a rencontré les principaux refuges pour animaux de Wallonie. Cette réunion fait suite au scandale révélé hier en conférence de presse par la coalition des refuges.

 

Les refuges s’étaient déclarés en grève et en guerre suite à la volonté de l’administration d’offrir à un marchand de bestiaux des animaux saisis pour maltraitance et qui leur avaient été confiés.

Ces derniers estimaient que cette décision était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase suite à la gestion calamiteuse du traitement des plaintes pour maltraitance animale.

 

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Le ministre s’est engagé à prendre des mesures fortes rapidement allant dans le sens des revendications des refuges, réformant en profondeur le fonctionnement et la gestion de la maltraitance en Wallonie :

 

D’abord, les bourgmestres et leur police locale auront désormais la possibilité de prononcer des saisies d’animaux, en se coordonnant directement avec les refuges.

 

Ensuite, toutes les décisions de destination finale concernant les saisies seront désormais prises directement par le Ministre, après une consultation avec les refuges.

 

Il s’est engagé à réformer en profondeur les procédures du service de l’UBEAW (Unité Bien-être Animal de Wallonie).

 

Enfin, Carlo Di Antonio a confirmé sa volonté de confier définitivement les animaux saisis à Saint-Denis aux refuges qui les ont accueillis et qu’il bloquait ainsi la décision de son administration.

 

En sortie de réunion les responsables des refuges se sont dits satisfaits des mesures fortes proposées par Carlo Di Antonio, qui envoie un signal clair à son administration en reprenant la main et donc le contrôle de la situation. Les inspecteurs de l’UBEAW n’auront plus les pleins pouvoirs, ni le monopole du bien-être animal.

En affichant clairement sa volonté de collaboration avec les refuges agréés, le ministre Di Antonio reconnait l’importance de leur travail et leur indispensable existence.

 

S’il se déclare satisfait par ces mesures, et salue le courage politique, le collectif des refuges restera vigilant et insiste pour que la mise en place de ces réformes soit rapide.

 

Les refuges estiment que l’efficacité de leur mouvement de protestation est grandement lié à leur faculté de se fédérer et au soutien massif dont ils bénéficient de la part de la population.