Une vingtaine de chevreaux sauvés d’un abattoir clandestin

28 avril 2020

 

Ce mardi 28 avril, Animaux en Péril et ses collègues du Rêve d’Aby, d’Animal Sans Toit, d’Equi'Chance, de Help Animals et de la SRPA de Verviers ont été sollicitées par les autorités communales de Plombières pour la saisie d’une vingtaine de chevreaux détenus chez un individu qui avait pour but de les abattre en toute illégalité. Un chien a également été saisi et pris en charge par la SRPA de Verviers.

 

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Entassés dans une remorque

 

Les faits se déroulent dans le village de Moresnet (Plombières) chez une personne déjà connue pour des faits de maltraitance sur animaux. Des riverains ont contacté la SRPA de Verviers pour leur signaler la présence de chevreaux entassés dans une remorque située sur un terrain appartenant à l’individu. Sur place se trouvent également une chèvre enchaînée à l’extérieur et un berger allemand de deux mois enfermé dans une cage. Une plainte est alors déposée auprès de la bourgmestre de Plombières qui a autorité pour ordonner la saisie des animaux. Suite au constat d’un vétérinaire dépêché sur place pour constater les faits, la première élue de la commune ordonne la saisie de l’ensemble des animaux.

 

 

Des conditions de vie déplorables

 

Arrivés sur les lieux, les volontaires des refuges, accompagnés de la police locale, découvrent une vingtaine de chevreaux prisonniers d’une vieille remorque placée sur un terrain aux allures de décharge. Les animaux sont âgés entre 10 jours et 1 mois et l’un d’eux a encore son cordon ombilical. Ils sont maigres et certains souffrent de diarrhée. De toute évidence, les jeunes animaux sont sous-alimentés.

Le cheptel est emmené dans un premier temps au refuge pour animaux de ferme le plus proche (Animal sans Toi..t) pour y être réparti dans les vans d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby, d’Equichance et d’Help Animals.

Le constat vétérinaire est sans appel : animaux maigres, affamés et déshydratés !

 

Destinés à une mort prématurée

 

Au regard des conditions déplorables dans lesquelles étaient détenus les chevreaux, il apparaît clairement qu’ils étaient destinés à être abattus chez le contrevenant qui aurait fait ensuite commerce de la viande. Dans un premier temps, le propriétaire des caprins était en aveu avant de se rétracter. Pour rappel, la loi interdit l’abattage à domicile (sauf pour consommation personnelle) et impose le passage par un abattoir agréé pour toute commercialisation.

Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la problématique des individus mâles dans l’industrie laitière (veaux, agneaux, chevreaux…) qui sont assimilés à des rebuts d’élevage. Lorsqu’ils ne sont pas euthanasiés directement au sein de l’exploitation agricole, ils sont revendus à très bas prix pour être engraissés dans de mauvaises conditions. Ils sont généralement abattus après quelques semaines.

Chaque année, plus de 16.000 caprins sont ainsi abattus en Belgique (source Stabel).

 

Quid des poursuites ?

 

Un PV pour infraction au Code wallon du Bien-être animal et pour non-respect des conditions sanitaires a été dressé par la police. Le Parquet dispose maintenant d’un délai de 2 mois pour prendre la main dans ce dossier. À défaut, ce sera au fonctionnaire sanctionnateur de la Région wallonne d’infliger une amende administrative, voire un retrait de permis de détention d’animaux.

 

L’union fait la force

 

Cette intervention prouve une fois encore que notre devise nationale trouve tout son sens au sein des refuges pour animaux de ferme qui, en manque de places, s’organisent en fédération (FeFRACAF) afin de répartir les animaux au sein des différentes structures.

Les refuges tiennent à remercier la bourgmestre, la police locale ainsi que le vétérinaire pour leur rapidité et leur efficacité dans cette affaire.

 

 

Saisie de chevreaux à Moresnet
Saisie de chevreaux à Moresnet
Saisie de chevreaux à Moresnet
Saisie de chevreaux à Moresnet
Saisie de chevreaux à Moresnet

 

 

  • Video de la prise en charge des chevreaux par les différents refuges