Chastre: près de 100 chiens et chiots saisis dans un état de négligence épouvantable chez la Comtesse du Monceau de Bergendael

News8 septembre 2011

 

6 septembre 2011: Animaux en Péril et plusieurs autres associations (SPA de Charleroi, Veeweyde et Sans Collier) sont contactées par le S.P.F. Bien-être animal afin de prendre en charge environ 100 chiens détenus à Chastre par la Comtesse du Monceau de Bergendael. La police, le S.P.F. et le Bourgmestre sont déjà sur les lieux, une propriété isolée au bout d’une impasse. Les animaux, eux, sont partout: en meute dans le jardin et les prairies avoisinantes, à l’attache, enfermés dans des voitures, des boxes, des bâtiments. Leur capture ne sera pas facile.

 

Une fermette divisée en stalles par des cloisons de fortune est occupée uniquement par des petits chiens; l’obscurité du bâtiment semble rendue plus dense encore par la puanteur, et on distingue à peine, dans les locaux noirâtres et exigus, des paniers garnis de couvertures humides d’urine. À l’extérieur, des animaux détalent à travers le terrain encombré de débris, d’excréments, d’orties et de niches défoncées. De minuscules chenils, aménagés sur le côté d’une grange, sont envahis par les orties qui montent à hauteur de poitrine. Une femelle berger allemand et sept chiots nouveau-nés végètent au fond d’un hangar boueux dans lequel on rentre en escaladant une clôture.

 

La propriétaire des lieux, qui se présente comme une bienfaitrice passionnée, déclare que de nombreux chiens sont en réalité des animaux en pension. Cette déclaration ajoute un nouveau délit (l’exercice illégal de l’activité de pension) aux précédents: négligence criminelle, élevage illicite (les chiens se reproduisent de manière incontrôlée), défaut d’identification (seuls 15% des chiens portent une puce électronique ou un tatouage), et absence d’agrément. Le cas est un parfait exemple d’animal hoarding, ou accumulation compulsive d’animaux au détriment du bien-être de chacun.

 

Un vétérinaire est appelé en urgence pour une triste tâche: notre équipe a découvert dans la pénombre d’un box un vieux berger paralysé de l’arrière-train qui se traîne vers la lumière et l’air libre une fois la porte ouverte. Le chien, dont les souffrances sont extrêmes, est euthanasié sur place. 65 autres, parmi lesquels une quinzaine de chiots, sont emportés au refuge en même temps qu’une chèvre maigre à faire peur qui allaite son chevreau. On compte principalement des croisés Berger (Tervuren, malinois, allemand) et des Teckels. L’amour pervers de leur soi-disant protectrice les a menés loin: tous sont dans un état médical catastrophique, ont les ongles trop longs et disparaissent sous un grouillement de puces qui provoque allergies cutanées, alopécies (zones chauves), apathie et maigreur.

 

Le bilan médical s’affine une fois les animaux au refuge. On relève un nombre élevé de morsures, dysplasies, kystes, ganglions, hématomes, et de gencives pourries par le tartre. Un tiers des chiens souffre d’une gale avancée; un cinquième présente des problèmes oculaires graves (conjonctivite, kératite ou cataracte). A quelques exceptions près, tous ont un poids inférieur à la normale, allant de la minceur à la cachexie, résultat de croquettes bas de gamme distribuées sans séparer les animaux dominants des plus faibles. Certains chiens sont devenus agressifs, et la consanguinité effectue probablement ses propres ravages, inconnus à ce jour.

 

Quelques animaux ont dépassé tout espoir de guérison, et leurs souffrances sont abrégées au refuge. C’est le cas d’un Dogue de Bordeaux qui présente sur la joue une infection de la taille d’un melon; le pus s’écoule par l’oreille mais également par l’oeil qu’il pousse hors de l’orbite. Un Braque est entièrement paralysé. Un Berger malinois et un Berger allemand cachectiques présentent des escarres au niveau de l’arrière-train. Un bouledogue français a été rendu aveugle par une infection oculaire, sourd par une otite purulente, et la moitié de ses dents sont pourries et déchaussées. Enfin, un Rottweiler a le cou entièrement à vif, et la trachée est presque visible à travers le pus qui couvre la blessure.

 

Animaux en Péril attend désormais la confirmation de saisie, qui lui confiera définitivement les animaux et lui permettra de les placer à l’adoption. La propriétaire, qui conteste ses torts, a été entendue par la police et le S.P.F. Elle devra faire face à la plainte de notre association, qui se porte partie civile et tentera d’obtenir réparation pour les torts commis envers les victimes d’un amour pathologique et destructeur.

 

Les médias en parlent:

 

Presse écrite:

 

 

 

 

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