17 chevaux saisis à Ogy : l’étau se resserre sur Pascal Delcourt !

News3 octobre 2011

 

Chacun connaît désormais l’affaire d’Ogy et le sort des équidés tombés entre les mains du sinistre Pascal Delcourt. Plusieurs chevaux et poneys ont péri depuis la découverte des faits en avril, et les autres endurent toujours à l’heure actuelle des conditions de détention pitoyables. En dépit des pressions exercées sur les autorités par Animaux en Péril, aucune mesure sévère n’avait été prise contre le marchand jusqu’à une époque récente (pour un rappel des faits).

 

En août, c’est le début d’un nouvel épisode: la situation s’aggrave à nouveau, et Animaux en Péril photographie plusieurs cadavres sur les prairies du tortionnaire, dont le troupeau approche la centaine de bêtes. La persévérance de l’association produit enfin des résultats: l’AFSCA et le Service Public Fédéral (SPF) cellule Bien-être animal effectuent plusieurs contrôles chez Pascal Delcourt. Le 20 septembre, une équipe d’inspecteurs vétérinaires consacre une grande partie de la journée à relever les infractions, dont la gravité appelle des mesures «plus drastiques» (selon la chef de service du SPF bien-être animal) que les procès-verbaux, demeurés sans effet sur le marchand. Sur près de 120 équidés, 19 sont en effet dans un état critique, et la saisie est décidée pour le surlendemain (jeudi 22 septembre).

 

Le jour de la saisie cependant, seuls 17 animaux seront évacués: un poney est mort entre-temps, et un autre doit être euthanasié sur place. Les 17 équidés restants ne peuvent tous rejoindre le refuge de Meslin l’Evêque, déjà complet; Animaux en Péril fait donc appel à trois de ses associations-soeurs, dont il faut souligner la disponibilité en ces circonstances urgentes: la SPA de Charleroi accueille trois animaux, de même que l’association Quatre Balzanes; Les Amis des Chevaux et Bovins du Marais en emportent six. Les cinq restants seront hébergés par Animaux en Péril, qui s’est battue depuis des mois contre Pascal Delcourt, et considère cette saisie comme une première (mais insuffisante) victoire.

 

Les animaux saisis sont cachectiques, infestés de parasites, et l’état de leurs pieds est déplorable. Ils sont atteints par la gourme, un mal qui en dit long sur les conditions sanitaires dans lesquelles ils sont détenus. Cette infection extrêmement contagieuse provoque entre autres des abcès purulents au niveau des voies respiratoires; non traitée, la maladie peut entraîner des complications fatales. Le risque imposera de placer les chevaux en quarantaine, à l’écart des résidents habituels du refuge, afin d’éviter une épidémie.

 

La pression exercée par Animaux en Péril sur le marchand porte donc ses fruits et arrache au calvaire 17 privilégiés, mais l’affaire est loin d’être close: la situation demeure préoccupante pour les 100 animaux toujours sur place, et il est évident que la solution, face à un multirécidiviste bien décidé à poursuivre ses agissements, ne passera que par l’application de l’article 40 de la loi en protection animale de 1986. Cet article, qui ne peut être ordonné que par un juge du tribunal correctionnel, prévoit l’interdiction de détenir des animaux. La balle est donc maintenant dans le camp de la justice tournaisienne.

 

Les médias en parlent:

 

Télévision:

 

  • No Télé:

http://www.notele.be/index.php?option=com_content&task=view&id=15347&Itemid=31

 

Presse écrite:

 

  • La Dernière Heure:

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/369488/19-equides-maltraites.html

 

  • Sud Presse:

http://archives.sudpresse.be/ogy-saisie-d%26%238217-animaux-dix-sept-chevaux-sortis-de_t-20110922-
H3D4QK.html?queryand=animaux+en+p%E9ril&firstHit=0&by=10&begYear=2011&begMonth=10&begDay=
2&endYear=2011&endMonth=10&endDay=03&sort=datedesc&when=-1&pos=0&all=784&nav=1

 

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