Mille deux cents personnes réunies à Paris contre l’enfer des laboratoires

 

News Le 23 avril, Journée Mondiale des Animaux de Laboratoire, a été marqué par la marche parisienne contre la vivisection organisée par la Fondation Brigitte Bardot, Antidote Europe et International Campaigns. L’événement, à vocation internationale, a attiré de nombreuses associations étrangères telles qu’Animaux en Péril, venues elles aussi dénoncer des Directives européennes peu enclines à stimuler le passage aux méthodes substitutives: toutes les trois secondes, un animal de laboratoire meurt supplicié en Europe.

 

Animaux en Péril, qui avait loué un bus à deux étages pour ses participants, a rejoint la capitale française vers midi, et retrouvé sur place sa partenaire de toujours, Gaia. La Belgique était donc abondamment représentée, puisqu’il faut ajouter à cette délégation l’association S.E.A. (Suppression de l’Expérimentation sur l’Animal vivant), dont le siège social se trouve à Namur. Au total, 1200 manifestants venus de France, de Belgique ou encore d’Italie étaient présents pour dénoncer le génocide en cours derrière les portes closes des labos.

 

L’ambiance était chaleureuse: le militantisme unanime des grands rassemblements a quelque chose d’euphorique, et la rencontre avec des alliés de tous horizons est un plaisir. La manifestation a pris la route au rythme des slogans lancés par notre président Jean-Marc Montegnies. «Vivisection: abolition!» résumait parfaitement le sentiment général: pas de compromis, mais une suppression pure et simple de la torture.

 

Animaux en Péril était aisément repérable en raison de son défilé discipliné et homogène, mais également de ses immenses drapeaux bleus. Ailleurs, des cercueils portés par la foule symbolisaient la disparition de millions d’animaux sans nom, morts dans la terreur et la souffrance. La manifestation, qui comptait également des militants de P.E.T.A., One Voice, la P.M.A.F. et bien d’autres, est passée devant la maison de Victor Hugo, premier président de la ligue antivivisectionniste française en 1883.

 

L’action était particulièrement dirigée contre l’élevage de Mézilles, qui produit ce matériau-type pour labos que sont les Beagles. L’événement a bénéficié d’une bonne couverture médiatique, puisqu’il a été relayé notamment sur les sites Internet du Figaro, du Monde et de RTL. Puisse-t-il rappeler à de nombreuses personnes que «science sans conscience n’est que ruine de l’âme», comme le disait déjà Rabelais au 16ème siècle, et comme l’ont répété les manifestants ce samedi.

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