Saisie d’animaux en détresse à Florenville : un décor de misère déjà connu des associations

26 novembre 2025

‼️Saisie d’animaux en détresse à Florenville : un décor de misère déjà connu des associations
🐔🔴 Ce mercredi 26 novembre, l’Unité du Bien-être animal de la Région Wallonne a requis l’intervention urgente de plusieurs refuges après une décision officielle de saisie. Les équipes d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby, d’Au Bonheur Animal, d’Equi’Chance, de Help Animals et de la SRPA d’Arlon se sont rendues dans un petit village de Florenville pour porter secours à des dizaines d’animaux de basse-cour retenus dans des conditions effroyables.
😠 Un terrain déjà connu : une récidive après une première intervention en 2017 😠
Le terrain n’était hélas pas une découverte pour les associations. En 2017, elles y avaient déjà secouru des animaux de basse-cour et des équidés. Huit ans plus tard, l’histoire se répète : même lieu, mêmes propriétaires, mêmes carences graves et des victimes supplémentaires.
Le tribunal avait récemment prononcé la déchéance du droit de détenir des animaux à l’encontre des propriétaires, pour une durée d’un an. C’est l’exécution de cette mesure qui a entraîné la saisie immédiate de tous les animaux présents sur le terrain.
Au vu de cette récidive et de la gravité des manquements constatés, les refuges impliqués espèrent désormais que cette interdiction temporaire soit prolongée, voire transformée en interdiction définitive de détenir des animaux. 👊
😧 Une scène d’abandon 😟
À l’arrivée des équipes, la détresse animale saute immédiatement aux yeux. Des oies, des canards, des poules, des coqs et des lapins survivent tant bien que mal dans de minuscules enclos totalement insalubres. 😫
Les animaux s’enfoncent dans plusieurs centimètres de boue, sans possibilité de se mettre au sec. Les cages, souillées et déformées, ne s’ouvrent même plus. Les intervenants sont obligés de les démonter pour extraire chaque animal, preuve que celles-ci n’avaient plus été ouvertes depuis bien longtemps.
😤 Certains animaux sont entassés les uns sur les autres, incapables de se mouvoir correctement. L’eau disponible n’est qu’un liquide croupi et nauséabond. Les canards, privés de tout point d’eau, stagnent littéralement dans leurs propres déjections, incapables d’adopter un comportement normal pour leur espèce.
❌ Un simulacre dérisoire de soins ❌
Dans une tentative maladroite et désespérée de masquer la réalité, les propriétaires ont jeté à la hâte quelques carottes, pommes de terre et brins de foin dans certaines cages avant l’arrivée des services. Une gestuelle tardive et inutile qui ne trompe personne. 🤨
Le terrain lui-même est jonché de déchets et d’objets dangereux, transformant l’espace en véritable déchèterie. Les propriétaires, des individus marginalisés, n’offrent aucune garantie minimale de bien-être animal.
💪Une opération menée animal par animal 💪
Avec patience, précaution et détermination, les soigneurs et bénévoles présents ont extrait un à un l’ensemble des animaux, dans le calme et la méthode. Tous ont été transportés vers les refuges participants, où ils reçoivent actuellement soins, nourriture, eau propre et un environnement enfin sain.
🩺 Animaux amaigris, blessés, infestés 🩺
💊 Les constatations vétérinaires sont accablantes :
- animaux amaigris et apathiques,
- blessures aux pattes, aux yeux,
- lapins infestés de vers nécessitant un traitement antiparasitaire en urgence,
- atteintes respiratoires probables dues à l’ammoniaque présent dans les cages.
Chaque animal devra désormais bénéficier d’un suivi individualisé dans les refuges d’accueil. 👍
🤝 Les ASBL tiennent également à saluer le professionnalisme et la vigilance des agents de l’Unité du Bien-être animal. Le suivi rigoureux de ce dossier ont permis de mettre un terme à cette situation dramatique et d’offrir enfin une chance à ces animaux.
⚖ Condamnation et destination finale ⚖
La décision concernant la destination finale des animaux revient désormais au ministre Adrien Dolimont, qui dispose de deux mois pour confirmer leur placement définitif dans les refuges qui les ont accueillis.
L’Unité du Bien-être animal a dressé un procès-verbal pour infraction au Code wallon du Bien-être animal. Les propriétaires pourra être poursuivie soit pénalement, avec un risque allant de 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant atteindre 1 million d’euros, soit administrativement si le Parquet ne se saisit pas du dossier. Dans ce cas, le fonctionnaire sanctionnateur pourra infliger une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros et retirer le permis de détention d’animaux.