Le procès du marchand d’Ogy, Pascal Delcourt, est reporté

13 janvier 2021

 

Animaux en Péril et ses associations soeurs (Le Rêve d'Aby, Equi'Chance, Animal Sans Toit et Help Animals), qui se sont constituées parties civiles dans ce dossier, ont été informées par l’intermédiaire de leur avocate, que la première audience de l’affaire Pascal Delcourt, qui était fixée ce mercredi 13 janvier devant le tribunal correctionnel de Tournai, est reportée.

 

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L’avocat de Pascal Delcourt a sollicité le tribunal de manière à ce que ce dernier fixe un calendrier de conclusions à déposer par les différentes parties.

Sur base de l’article 152/1 §1er du code d’instruction criminelle, le magistrat ne peut refuser cette demande. L’audience de ce mercredi 13 janvier n’est donc pas entrée dans le vif du sujet. La date du report a été fixée au 9 juin.

Les associations regrettent bien sûr de devoir encore patienter près de 6 mois, mais comprennent l’importance du respect des procédures. Ces échanges de conclusions entre avocats des différentes parties dont le calendrier est établi par la juge sont une preuve de l’importance réservée au dossier et du sérieux avec lequel celui-ci sera traité.

 

À l’audience de ce matin, la juge a d’ailleurs déclaré qu’il faudra y consacrer tout le temps nécessaire et que le dossier ne doit pas être plaidé « à la va-vite ». La future audience se fera d’ailleurs au finish et Pascal Delcourt sera obligé d’y assister afin de répondre personnellement aux questions de la juge, dans le cadre d’une instruction d’audience.

Les éléments qui causent le report de l’audience d’aujourd’hui sont donc en fait une preuve du grand sérieux avec lequel les faits sont traités par le tribunal, qui prendra le temps de sonder les méfaits du personnage, ses causes et ses conséquences.

 

On peut donc finalement se satisfaire de ce report, même si les associations doivent du coup encore patienter pour voir Pascal Delcourt répondre de ses actes devant un tribunal.

 

Rappel

 

Récemment, Pascal Delcourt a été renvoyé devant le tribunal correctionnel par la Chambre du Conseil pour des faits très graves de maltraitance animale commis au printemps 2016, soit il y a près de cinq ans. Une saisie d’une cinquantaine de chevaux ainsi que de nombreux autres animaux avait alors été ordonnée par une juge d’instruction du Parquet de Tournai.

Les refuges à la cause dans ce dossier, et qui avaient accueilli les animaux saisis, espèrent que Pascal Delcourt, multirécidiviste depuis plus de 10 ans, sera enfin condamné à la mesure des faits commis et qu’il se verra interdire de détenir des animaux.

Rappelons que ce marchand de chevaux, qui sévit dans l’entité de Lessines, a déjà été poursuivi à plusieurs reprises, mais a toujours bénéficié de l’indulgence des tribunaux. En outre, depuis l’affaire de 2016, plusieurs saisies d’animaux (dont 14 chevaux en juillet 2019) ont également été ordonnées par le Bourgmestre de Lessines.

 

Au total, ce ne sont pas moins de 22 préventions à charge de Delcourt qui devront être analysées par le tribunal. Parmi elles, on y trouve évidemment des infractions à la loi sur la protection des animaux, mais également de nombreux délits sanitaires tels que l’abattage clandestin, la mise sur le marché de la viande impropre à la consommation et la falsification de passeports.

Pour Jean-Marc Montegnies, président d’Animaux en Péril « Si Pascal Delcourt s’en sort encore une fois avec des peines légères ou avec sursis, nous perdrons définitivement confiance en la justice qui, jusqu’à présent, n’a jamais vraiment envoyé de signal fort en direction des bourreaux d’animaux. C’est l’occasion ou jamais ! ».

 

Rappel des faits