5 interventions en une semaine !

16 août 2022

 

Les associations Animaux en Péril, Le Rêve d'Aby, Equi'chance asbl soutenues par leurs collègues Au bonheur animal ASBL, Equi Rêve Asbl, Help Animals Officiel et Tabula Rasa asbl viennent de vivre une semaine éprouvante. Elles sont en effet intervenues cinq fois en six jours pour des cas de maltraitance animale !

 

Du mardi 9 août au dimanche 14 août, les refuges spécialisés dans l’accueil des équidés et animaux de ferme ont pris en charge 81 animaux en se déplaçant de la province du Hainaut à la province du Luxembourg.

 

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Mardi 9 août

 

Les refuges sont appelés une première fois par la police de Mazée (Viroinval) qui a réussi à raisonner une propriétaire débordée par le nombre d’animaux détenu sur son terrain.

L’abandon des animaux est négocié dans la journée, ce qui permet aux associations de les prendre en charge sans tarder.

 

La propriétaire récidiviste s’était déjà vue confisquer des chiens et des chats pour des raisons similaires. Cette fois, elle n’a pas contrôlé la reproduction de son groupe de chèvres et boucs. Au total, 21 caprins et 3 poneys errent sur un terrain vague, à la recherche de nourriture. Sur place, les intervenants constatent que le lieu de détention est bel et bien inadapté à un tel nombre d’animaux.

 

Les animaux sont négligés, ils ne reçoivent pas les soins nécessaires. Les équipes de bénévoles et de soigneurs professionnels remarquent chez les équidés une absence de soins de maréchalerie, des traces de fourbures et des problèmes de gale d’été. Pour le groupe de caprins, les onglons sont longs, ce qui occasionne des difficultés de locomotion pour certains. Laissés sans traitement anti parasitaires, les chèvres et boucs souffrent également d’une importante infestation de parasites internes.

 

Mercredi 10 août

 

Le mercredi 10 août, en début de matinée, la zone de police Sud-Luxembourg contacte l’association Le Rêve d’Aby pour une prise en charge urgente à St Léger.

Le constat est grave à l’arrivée des équipes sur le lieu de l’intervention. Les animaux semblent avoir été oubliés, remisés sur une parcelle asséchée et brûlée par le soleil. À l’abri des regards, les deux brebis subissent la canicule de plein fouet; elles n’ont apparemment pas été tondues depuis 3 ans et sont totalement déshydratées. Aucune trace de nourriture et d’eau n’est visible sur le terrain.

 

Infestées de poux, très maigres et affaiblies, les brebis se sont laissées prendre en charge facilement par les membres de l’association. L’équipe du Rêve d’Aby les a tondus sans tarder pour les débarrasser de 5 à 6kg de laine.

Au cours de l’intervention, des ossements de moutons ont été retrouvés dans des sacs plastiques placés dans l’abri de fortune des brebis.

 

Jeudi 11 août

 

Deux interventions attendent les associations en date du jeudi 11 août. La zone de police de Walhain sollicite en matinée Animaux en Péril pour prendre en charge une jument totalement délaissée.

 

L’équipe d’Animaux en Péril découvre une fois de plus une situation désolante : un cheval laissé seul dans un pré sans soins, assoiffé et affamé. Un abri est bien présent sur le terrain, mais il est totalement inaccessible; des objets dangereux y sont stockés. La jument doit se contenter de l’eau croupie qui coule le long de gouttières et passe ses journées en plein soleil. Elle ne doit sa survie qu’au voisinage qui l’alimente.

 

La jument s’avère être craintive et méfiante, elle ne se laisse pas approcher facilement par les soigneurs professionnels d’Animaux en Péril. Avec de la patience, elle est finalement attirée par gourmandise. Les intervenants découvrent alors une jument très maigre, aux pieds non entretenus et qui a un œil crevé. L’équidé sera placé avec précaution dans le véhicule de l’ASBL et rejoindra le refuge où il sera confortablement installé dans un box généreusement garni en litière.

 

Les équipes d’Animaux en Péril n’ont pas le temps de souffler et sont appelées en début d’après-midi par la police de Mouscron pour intervenir sur la saisie de deux juments négligées.

 

« Sur les lieux, nous comprenons que nous faisons face une fois de plus à des propriétaires qui montrent un désintérêt total pour les animaux dont ils ont la responsabilité. La situation semble se répéter encore et encore. » explique Sophie Locatelli, présidente du Rêve d’Aby et vice-présidente d’Animaux en Péril.

 

Les intervenants ont cette fois l’horreur de découvrir deux juments très maigres, placées sur un terrain vague sans aucune zone d’ombre. La nourriture et l’eau sont un luxe dont elles n’ont pas pu profiter depuis longtemps.

 

Dimanche 14 août

 

La semaine ne semble pas se terminer pour les associations qui sont une nouvelle fois appelées le dimanche 14 août par la Zone de police de Charleroi. 26 moutons, 20 poules et coqs, 6 chèvres et un poney attendent d’être libérés d’une situation chaotique.

 

Les conditions climatiques créent une redondance dans les interventions de la semaine : les animaux sont gardés sur un terrain nu, ils sont affamés et déshydratés. Les plus jeunes (chevreaux et agneaux) inquiètent particulièrement les soigneurs professionnels et bénévoles présents sur place, ils sont très maigres et souffrent de diarrhées.

 

L’état du poney interpelle également, il peine à se déplacer, l’entretien des pieds a une fois de plus été négligé. Les ventres des animaux sont gonflés et révèlent une infestation de vers.

 

À la nuit tombée, l’ensemble des animaux se trouve en sécurité dans les installations des différents refuges qui les ont pris en charge. Tous les animaux étaient affamés, ils se sont rués sur le foin dès leur installation.

 

Une coalition sans faille

 

Animaux en Péril, Le Rêve d’Aby, Equi Chance, Au Bonheur Animal, Equi Rêve, Help Animals et Tabula Rasa remercient vivement l’ensemble des Zones de Police et en particulier leur référent bien être animal ainsi que les Bourgmestres pour leur implication lors des différentes interventions.

 

Poursuites et destinations finales

 

Ayant commis des actes de négligence et de maltraitance envers des animaux, les individus pourront être poursuivis administrativement et pénalement. Des procès-verbaux ont été rédigés. Si le Parquet décide de prendre la main dans ces affaires, il pourra renvoyer les propriétaires devant le tribunal correctionnel. Ceux-ci risquent de 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant s’élever à 1 million d’euros. Si le Parquet ne poursuit pas, la main reviendra alors au fonctionnaire sanctionnateur qui pourra infliger une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros, mais également un retrait de permis de détention d’animaux.

 

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